Le plateau est jonché de jouets, d’instruments miniatures, d’objets hétéroclites… un bric-à-brac inouï !
Tel un Buster Keaton musicien, sans un mot, Guigou Chenevier, homme-orchestre, bricoleur et poète, nous emmène dans son univers sonore minuscule et coloré.
Il compose sous nos yeux un incroyable concert acoustique qui fait dresser les petites oreilles pour un plaisir majuscule et nous plonge dans un monde de sons oubliés, petits, infimes et harmonieux.
Dans cet univers intimiste où tout est infime, même le bruit d’une explosion, chaque bruit devient son que l’artiste met en musique. Il s’agit bien là d’une entrée dans le monde de la musique expérimentale contemporaine.
Toute l’histoire est partie du télescopage de plusieurs éléments plus ou moins imaginaires. Tout d’abord, l’histoire du batteur Lester Young, parfaitement authentique, devenu l’un des plus légendaires saxophonistes de jazz, simplement parce qu’au départ, il ne supportait plus d’être le dernier à plier ses instruments, pendant que les autres musiciens buvaient au bar. Et puis, il y a Swift et Les Voyages de Gulliver, ainsi que le film The Incredible Shrinking Man, l’histoire d’un homme qui rétrécit inexorablement pour finir prisonnier dans la jungle de la moquette du salon. Et cette idée que l’infiniment petit finit forcément par rejoindre l’infiniment grand.
Durée 30 mn